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Stage Corps-enjeu(x) dans la ville

mardi 30 juin 2009, par Jean-Jacques Sanchez


Proposition de Workshop de Jean-Jacques Sanchez

Corps-enjeu(x) dans la ville

(avec l’utilisation d’une caméra pendant la durée du stage*)

Au Studio Kelemenis (Marseille)
- Du 28 au 30 septembre 2009
- De 10h à 13h dans le studio puis de 14h à 17h en extérieur

Inscription jusqu’au 25/09/09 pour le “Studio Kelemenis” sabineri@gmail.com

Au Lieu - Cie Itinerrances (Marseille)
- Du 9 au 11 octobre 2009
- De 9h30 à 12h30 dans le studio puis de 14h à 17h en extérieur

Inscription jusqu’au 05/10/09 pour “Le Lieu” cie.itinerrances@free.fr ou 04 91 64 11 58

Pour les candidats, Jean-Jacques demande deux ou trois lignes précisant vos attentes à adresser sur sa boite mail : sanchez.jeanjacques@free.fr

TARIF : 90€ + 10€ d’adhésion à l’association Laza

Stage limité à 12 participants

   

PROPOSITION Corps-enjeu(x) dans la ville

"Corps-enjeu(x) dans la ville" répond au désir de relier le corps, la danse comme art de la présence, à des réalités sociales en explorant, en arpentant les territoires de la ville.

Ma proposition consiste à regarder notre environnement, à tenter d’identifier ses différents aspects pour voir peut-être plus justement se déplacer le monde extérieur avec les temps, les postures et les usages qu’il nous propose.

Ce schéma à partir de l’observation de soi et des autres permettra à chacun de développer sa propre perception de l’endroit où il est, à son propre rythme en ayant la possibilité d’éprouver, par l’expérience du corps, sa façon d’être au monde.

... Expérimenter les notions d’espace, de temps et d’action, démontre l’importance que comporte notre faculté d’observation. Très souvent, elle consacre la justesse de notre présence dans un espace... Je mettrais sur un pied d’égalité le savoir danser et le savoir observer...

Objectif du stage

Se donner le cadre de la ville, de ses rues, ses places, et expérimenter l’interaction dans ses différents contextes, avec ses sons, ses lumières, ses habitants.

S’interroger sur la place et le rôle donnés au corps dans l’espace urbain. Y inscrire un mouvement, une présence, une parole, un regard, un trajet...

Programme

LE MATIN DANS LE STUDIO : À partir d’exercices spécifiques, il sera question d’observer les différents récepteurs sensoriels qui représentent un formidable champ d’inspiration pour l’acteur. À partir de ces outils, des considérations de temps et d’espace, de nos facultés d’observation, nous expérimenterons des mises en jeu improvisées.

L’APRÈS-MIDI DANS LA VILLE : En partant du corps, de sa mobilité, il s’agira de voir comment jouer avec la réalité de ce qui nous entoure. Nous userons d’outils travaillés préalablement en groupe ou suggérés à partir de nos constatations immédiates sur les lieux en fonction de l’architecture, du mobilier urbain, des usages... Nous rentrerons dans des dynamiques différentes suivant les contextes qu’offre l’espace urbain ; Nous travaillerons ainsi l’invention de temps singuliers, consacrerons des temps d’observation pour intégrer nos présences dans les espaces et les flux du quotidien… La caméra est un outil qui déterminera un point de vue supplémentaire. Elle pourra être prise en main par l’un ou l’autre des stagiaires. Nous consacrerons un temps de visionnage et de discussion à la fin de la dernière journée ou selon, d’une manière quotidienne.

Laisser une trace du passage

Ma démarche de chorégraphe s’appuie d’une manière générale sur les interrogations liées à la fonction des corps dans la cité et leurs mouvements, leurs interrelations, leurs flux. Il sous-tend l’art chorégraphique comme outils de liaison et d’observation s’appliquant à la société contemporaine, à la cité, avec son fonctionnement, son organisation et sa population.

La danse comme l’image en mouvement est pour moi le moyen de mettre en jeu la valeur du corps dans un espace politique. Certes, le temps d’apparition du danseur est fugitif puisqu’il n’est pas question ici de donner un rendez-vous au public ; mais c’est une manière de saisir l’instant, d’appeler l’attention du passant dans un espace improbable, espace qui est, dans tous les cas, partagé. C’est ici une trace d’un passage qui s’imprime ; une fenêtre sur un corps singulier par sa mobilité. Un corps qui se calque sur l’espace réel de la ville. Retranscrit à l’image, ce corps associé aux autres corps, à l’architecture de la ville, propose indubitablement un objet lié à la mémoire.

*La présence de la caméra

La caméra est un outil qui décline une action, celle de porter un regard autre que le spectateur en étant aussi un “spect-acteur”. Les images pourront être ainsi visionnées et alimenter les réflexions sur ce qui s’est passé et comment, par quel angle l’action aura été abordée et ce qu’elle permet de traduire, une écriture, avec ces champs et hors champs, les différents axes et valeurs de plans. Mais l’analyse cinématographique n’est pas un préalable à ma proposition. Elle découlera de la présence de la caméra et des visionnages. Nous pousserons la réflexion si nos présences et nos identités en font la demande.

Dans tous les cas, la caméra circulera entre nos mains et témoignera de la diversité de notre regard. La caméra est ainsi traitée comme un élément constitutif de l’action, elle peut être dans l’aire de jeu visible comme elle pourra être aussi en fonction du contexte hors de l’aire de jeu ou du périmètre visible. Autrement dit très éloignée parce que le plan d’ensemble sera proposé.

Comme je le dis sur l’explicatif, l’observation est essentielle, la caméra est un des aspects qui traduit notre volonté à observer. Sa présence peut également nous amener à réfléchir sur le public, la position qu’on lui offre, les points de vue qui lui sont possibles de disposer dans le cadre d’un spectacle par exemple.

Cela sera (je l’espère) amené à la discussion.

Parcours

Jean-Jacques SANCHEZ est né le 27 décembre 1964. Il entame une formation de danse jazz à l’age de 21 ans au centre de formation OFF JAZZ DANCE CENTER à Nice, il continue son apprentissage à Paris auprès de Peter Goss, José Caseneuve, Karin Waehner. Sa carrière de danseur s’effectue dans plusieurs compagnies contemporaines en France et à l’étranger (Europa Ballet ; Tanz Berlin ; Compagnies Camargo Dominique Rebaud ; Cie Initial Bruno Genty ; Anne Dreyfus ; Jean Gaudin ; Geneviève Sorin, Thierry Niang, Christophe Haleb, Felix Ruckert).

Ses premières expériences de chorégraphes se font dans le domaine de l’évènementiel, spectacle privé et conventions. Il écrit des chorégraphies et met en scène pour les entreprises telles que Renault (à la porte de Versailles et au Bourget) pour Havas (au Cirque d’hiver et au Balajo) ou encore pour le spectacle historique du Roi Soleil dans les jardins du Château de Versailles.

En 2001, après des voyages au Portugal et au Brésil, il crée sa propre compagnie, il propose des dizaines de formes et expériences liées à la danse en convoquant des artistes de différents horizons. Une dizaine de pièces est ainsi réalisée. Ses interventions s’inspirent des différents espaces, contextes et architectures et ouvrent des questionnements sur des nouvelles relations à inventer avec le public. La démarche associée au projet créatif et pédagogique intègre dans ses phases de mise en œuvre un champs de production liés à la vidéo danse.

Attaché à l’écriture comme source d’expression critique ou témoignage de ses différentes expériences créatives, il rédige depuis janvier 2004 un trimestriel édité en ligne « Des Corps et Conjonctures - DCC » qui réunit ses textes et d’autres, émanant de différents acteurs de la danse. Depuis 2007 « Des Corps et Conjonctures - DCC » est co-édité avec le regroupement AC PACA

Photo © Christophe Rodomisto

   

Dans le cadre de travaux chorégraphiques en lien avec l’architecture et en particulier concernant l’architecte brésilien Oscar Niemeyer, un enregistrement effectué le 21 janvier 2008 dans le Musée d’Art Contemporain de Niteroi au Brésil. Une expérience préalable à la mise en oeuvre du projet "Corpos e Laços" :

"Sens Contraire" Un court métrage issue de l’étude en zone urbaine tourné à Marseille en mai 2004


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