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Danse et arts vivants à la télévision - Mai 2008

ARTE / MEZZO

mercredi 30 avril 2008, par Fabien Rivière


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> ARTE www.arte.tv

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Spectacles sur ARTE
Mai 2008

Dimanche 4 mai, 11h50


- Carmen en privé - Thematinée spectacle (2003, 26mn)
  • Réalisation : Marcus Behrens
  • Chorégraphie : Marguerite Donlon
  • Musique : Georges Bizet, Claas Willeke, Sam Auinger
  • Direction musicale : Constantin Trinks
  • Avec le Ballet du Théâtre de Sarrebruck, la Donlon Dance Company et le Staatsorchester de la Sarre
  • PRÉSENTATION : Voir le document PDF çi-dessus

Dimanche 4 mai, 19h

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MEDEROS JOUE DU TANGO
À gauche Rodolfo Mederos (Photo DR)


- Mederos joue du tango - Maestro (2007, 43mn)
  • Réalisation : Gabriel Szollosy
  • Notre avis : Sobre et touchant portrait de l’accordéoniste Rodolfo Mederos, entre salle de concert et déambulations diurnes et nocturnes dans cette magnifique ville de Buenos Aires où il vit et travaille. Mais pourquoi faut-il que le traitement du son bien trop propre contredise presque toujours les images ? En effet le son veut la qualité constante du studio d’enregistrement alors que les images racontent un live constant. Ainsi les témoignages de Rodolfo Medeiros sont traduits par une voix off fatigante et ne sont pas sous-titrés comme cela aurait du l’être. Mais nous préférons retenir la générosité d’un homme quand il transmet son art aux jeunes générations ou ce court passage où des couples de différentes générations dansent le tango dans un parc.

Lundi 12 mai, 22h30

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COSI FAN TUTTE - Patrice Chéreau
Photo DR

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COSI FAN TUTTE - Patrice Chéreau
Photo DR


- Cosi Fan Tutte - Musica (2005, 3h15), Patrice Chéreau
  • Réalisation : Stéphane Metge
  • Cosi Fan Tutte, Opéra bouffe en deux actes de Wolfgang Amadeus Mozart
  • Livret : Lorenzo Da Ponte
  • Direction musicale : Daniel Harding
  • Mise en scène : Patrice Chéreau
  • Décors : Richard Peduzzi
  • Notre avis : Le cinéma de Patrice Chéreau relève du drame psychologique. Ici, rien de tel avec cet opéra bouffe filmé lors d’une édition du Festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence, où le danseur et chorégraphe Thierry Niang, installé à Marseille, est « collaborateur au mouvement ». Chéreau accepte la forme traditionnelle de l’opéra qu’il dépoussière (prudemment) réussissant (le plus souvent) à lui redonner vie. Mozart défend la liberté des femmes de tromper leurs chéris (partis à la guerre) — il faut « manger la figue sans jeter la pomme » et « Recrutez ! » — comme ceux-ci le feraient si elles s’absentaient nous dit-on, et celle des servantes de discuter sur un pied d’égalité avec leurs maîtresses. Bref, il est question de luttes des genres et de luttes des classes.

Lundi 19 mai, 22h30

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OMBRES AU PARADIS. L’EXIL DE BRECHT, SCHÖENBERG ET MARLÈNE DIETRICH
Photo Corbis DR

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OMBRES AU PARADIS. L’EXIL DE BRECHT, SCHÖENBERG ET MARLÈNE DIETRICH
Photo Corbis DR


- Ombres au paradis. L’Exil de Brecht, Schöenberg et Marlène Dietrich - Musica (2007, 52mn)
  • Réalisation : Peter Rosen
  • Notre avis : Documentaire remarquable. C’est bien de l’exil en 1933 de nombreux artistes allemands juifs à Los Angeles dont il est question ici, et non uniquement de Brecht, Schönberg et Marlène Dietrich comme le suggère maladroitement le sous-titre. Le plus souvent les architectes vont à Chicago, les peintres à New York, les écrivains et les musiciens à Los Angeles. Mais qu’on ne s’y trompe pas : les antisémites étant nombreux au Ministère des affaires étrangères états-uniens, des quotas d’immigrés sont instaurés, qui ne seront d’ailleurs jamais atteints, et le pays est isolationiste (avant de finalement s’engager). Puis s’abattra sur Hollywood la chasse aux communistes, les auditions publiques des présumés coupables et la fameuse liste noire (« blacklist »), contraignant certains à un nouvel exil… Mais en attendant, dans ce paradis aux paysages idylliques et sous un ciel toujours bleu, les artistes vivent mal leur exil quand l’Allemagne est plongée dans l’enfer, le mal du pays s’installe et pour certains l’absence de reconnaissance sociale pèse (Schönberg est ainsi ignoré). Il n’est pas question de danse, mais pendant ce temps-là les chorégraphes Laban et Wigman considérés en France commes des « fondateurs de la modernité » en danse, collaborent avec les nazis… (cf. l’étude exemplaire de l’historienne française Laure Guilbert, Danser avec le III° Reich, Ed. Complexe, 2000).

Lundi 26 mai, 22h30

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ISADORA DUNCAN. JE N’AI FAIT QUE DANSER MA VIE
Photo DR

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ISADORA DUNCAN. JE N’AI FAIT QUE DANSER MA VIE
Dessin de Grandjouan DR


- Isadora Duncan. Je n’ai fait que danser ma vie - Musica (2008, 57 mn)
  • Auteurs : Elisabeth Kapnist, écrit avec Christian Dumais-Lvowski
  • Réalisation : Elisabeth Kapnist
  • Avec la participation de Carolyn Carlson, Boris Charmatz, Julia Cima, Bill T Jones, Kathleen Quinlan et les élèves du Lilla Baletten de Stockholm, Elisabeth Schwartz
  • Notre avis : Le film s’interroge : « Isadora Duncan est-elle autre chose qu’un mythe ? ». La réponse (négative) étant déjà dans la question, oriente tout le film. Qui est un mélange de présentation de la vie d’Isadora, d’extraits de son livre autobiographique, de films historiques (jamais référencés ni datés), de photos d’époque (intéressantes), d’une voix off aux commentaires parfois un peu déplacés, et de témoignages de nos contemporains. Le tout est scolaire et bien trop guindé (avec une Carolyn Carlson un peu inquiétante, un Boris Charmatz condescendant et Bill T Jones, le plus juste), dont on sort avec le sentiment que tout ça sent la naphtaline et qu’il n’y a aucun héritage actuel vivant. On ne sait pas ce que le film pense des descendantes d’Isadora Duncan dont on peut se demander si elles ne vivent pas enfermées dans une bulle spatio-temporelle. Est-ce le sujet du film qui est mort ou son regard ? Car il existe des approches actuelles très stimulantes : début avril 2008 Christophe Fiat proposait dans le cadre du festival Etrange Cargo à la Ménagerie de Verre (Paris) un intelligent, vivant et drôle Isadora Duncan est une danseuse crackée, dont on se disait à l’époque qu’il ferait, malgré quelques défauts, un film épatant. Bientôt sur Arte ?
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> MEZZO www.mezzo.tv

Mardi 29 avril 2008

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LE SPECTRE OU LES MANÈGES DU CIEL - KARINE SAPORTA
Photo Jean Gros Abadie

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WILD - KARINE SAPORTA
Au premier plan, Jean Kouassi Konan (Photo Luca Ballini)

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WILD - KARINE SAPORTA
Au premier plan, Jean Kouassi Konan (Photo Bel Air Media)

KARINE SAPORTA - Soirée spéciale www.saporta-danse.com

- 20h30 : Le spectre ou les Manèges du Ciel
  • Chorégraphie de Karine Saporta (1997, 50min)
  • Réalisation : Marie-Hélène Rebois.
  • Recréation d’après le spectacle donné pour les 10 ans du Musée d’Orsay
  • Notre avis : Captation (la qualité de l’image est moyenne) d’un des plus beaux spectacles de Karine Saporta, plongée romantique et rêveuse dans le XIX° siècle, entre apparition de fantômes et danseuse classique soumise à l’ordre des mâles (le répétiteur et le maître de ballet).
  • Autres diffusions : 09/05 à 10h, 21/05 à 16h55


- 21h20 : Le verbe et le temps, portrait de Karine Saporta
  • Documentaire (2006, 26mn)
  • Réalisation : Anne de Mo
  • Notre avis : Si le titre a un style heideggerien, il s’agit en fait de tout autre chose : un documentaire sur le travail de création avec la sympathique Egyptian Modern Dance Company pour l’Opéra du Caire. L’Egypte comme « fond marin », « sous-sol de notre pensée ». Mais aussi, plus prosaïquement, comme le dit une intervenante, affirmation de « la nécessité de beaucoup de patience des deux côtés ».
  • Autres diffusions : 09/05 à 10h50, 21/05 à 17h50


- 21h50 : Les Guerriers de la brume ou le désir électronique
  • Chorégraphie interactive (2002, 40mn)
  • Chorégraphie de Karine Saporta, Réalisation : Karine Saporta
  • Avec les danseurs du Centre Chorégraphique de Caen, Orlan (masques), Miguel Chevalier (scénographie), Jérôme Kaplan (costumes), Jean-Paul Marchi et Emmanuel Lamic (musique)
  • Notre avis : Documentaire sur une création ambitieuse et bien barrée, comme l’on dit. C’est un « conte philosophique science-fictionnel » ou « jeu vidéo vivant » qui se passe en 4025, lieu « d’une lutte entre le Bien et le Mal ». D’une part, Saporta collabore avec la plasticienne Orlan dont le travail récent porte sur ce qu’elle nomme des « selfhybridations », mélange d’« autoportraits mutants » et de figures précolombiennes, dans des masques-totems très volumineux, dissociant la tête du corps. Orlan, qui affirme « J’essaye qu’on se souvienne du futur », reconnaît que son travail est une tentative de rupture avec la filiation, avec la question du père et de la mère. D’autre part, la chorégraphe travaille aussi avec le Centre de recherche et développement de France Telecom qui lui fourni une maquette en 3D du… Mont Saint-Michel traité comme les volumes de ce qui ressemble à une navette spatiale.
  • Autres diffusions : 09/05 à 11h15, 21/05 à 18h15


- 22h35 : Wild , Chorégraphie de Karine Saporta / EXCLUSIF
  • Chorégraphie équestre (2007, 1h20)
  • Conception, mise en scène et chorégraphie : Karine Saporta
  • Ecuyère/danseuse : Eva Schakmundès et ses chevaux Domingo, Phoebius et Andrale
  • Danseur : Jean Kouassi Konan
  • Costumes : Michèle Tarot
  • Musique : A. Vivaldi, A. Forqueray, C. Dolle
  • Direction technique / chevaux : Compagnie Salam Toto
  • Autres diffusions : 09/05 à 12h, 21/05 à 19h00

Lundi 5 mai 2008

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LUCINDA CHILDS
Photo Michael O’Neill

LUCINDA CHILDS www.lucindachilds.com

- 20h30 : DANCE , Chorégraphie de Lucinda Childs / INÉDIT
  • Ballet (2008, 1h)
  • Réalisation : Helen van Dantzig
  • Autres diffusions : le 27/05 à 17h


- 21h35 : Lucinda Childs , portrait de Patrick Bensard
  • Documentaire (2005, 52mn)
  • Réalisation : Patrick Bensard
  • Notre avis : Très riche documentaire, voyage géographique, entre le loft new-yorkais de Lucinda Childs et sa sublime maison isolée sur l’île arborée de Martha’s Vineyard, située en face de Boston, en passant par Londres et la France ; voyage historique, des années 60 avec Cunningham puis la Judson Church (1962-1966) où existait une circulation des idées entre littérature, peinture, musique, danse et philosophie, au tournant constitué par l’année 1966, et jusqu’à aujourd’hui. Nombreux témoignages et films d’époque.
  • Autres diffusions : le 27/05 à 18h

Vendredi 9 mai 2008

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CHER ULYSSE - JEAN-CLAUDE GALLOTTA
Photo Guy Delahaye

JEAN-CLAUDE GALLOTTA www.gallotta-danse.com

- 17h : Cher Ulysse , Chorégraphie de Jean-Claude Gallotta / INÉDIT
  • Ballet (2007, 1h20)
  • Réalisation : Jean-Marc Birraux
  • Notre avis : Tout semble aller bien dans cette reprise récente d’une pièce mythique des années 80, mais il nous semble que les corps sont un peu raides et manquent de poésie.

1 Message

  • Spectacles à la télévision - Mai 2008

    30 avril 2008 21:56, par pascal bély
    Cela me démange depuis quelques temps...mais je vais quand même l’écrire. Votre site est une mine d’or. Alors qu’avec le pouvoir en place, le milieu de la danse vit une année de plomb, vous démontrez par votre engagement à nous informer, que tout est encore possible. Merci. Pascal Bély

    Voir en ligne : http://www.festivalier.net


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