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Pourquoi la mayonnaise d’une coopération entre acteurs chorégraphiques ne prend t-elle pas ? Partie 1

mayonnaiseComment mobiliser, susciter l’intérêt des acteurs chorégraphiques aux questions de politique culturelle ? Difficile de trouver les sujets, les axes et thématiques qui favoriseront la présence et le nécessaire travail des artistes à de véritables coopérations, initiant de nouvelles voies et donc poids pour des changements et améliorations indispensables.

Au sein d’AC PACA depuis 2007, je tente avec mes collègues, d’ouvrir des pistes, d’expérimenter des actions et pressions, d’initier des mobilisations. Non sans difficulté et même erreur, mais malgré tout avec détermination et persévérance, nous avons obtenu ici en PACA quelques résultats (bien modestes – voir Best of AC PACA) et nous avons tenté également quelques collaborations plus nationales avec d’autres mouvements : L’ADDADA en Basse-Normandie par exemple. Nous avons cherché aussi à rencontrer des acteurs chorégraphiques d’autres régions lors de nos universités d’été et de nos séminaires.

Mais la mayonnaise d’une coopération efficace et constructive et mobilisatrice ne prend pas !

Mes maladresses et paroles trop directes et sans retenues, sont parfois contre-productives, j’en ai bien conscience, au sein d’un milieu trop empêtré dans des formes de séductions (institutionnelles), de consensus (mous) et d’auto-censures récurrentes. Mais malgré tout je persiste à croire qu’il nous faut se faire face et même se disputer et donc, expérimenter des coopérations qui amélioreront les règles et les fonctionnements de notre art, tant auprès du public que des institutions.

Mea culpa, mais il y a au sein de notre « cercle » chorégraphique des organes qui freinent de tous leurs membres afin de ne pas faire monter une mayonnaise plus coopérative….

Depuis 2006, le syndicat Chorégraphes associés est né et a pris une part « représentative » de l’art chorégraphique dans notre pays. Mais qu’en est-il de leur représentativité réel, leur force de propositions, leurs actions concrètes, leurs résultats, et surtout leur pouvoir de mobilisation des acteurs chorégraphiques ?

Depuis 8 ans déjà, cette « Espace d’échange et de collaboration » (Cf. la page présentation de leur site web), échange t-il et collabore t-il vraiment ?

Je n’ai pas jusqu’à présent rendu publique mon avis sur ce mouvement syndicale, mais devant les difficultés de plus en plus prégnantes et trébuchantes, que nous rencontrons tout un chacun. Il m’a semblé nécessaire de partager avec vous mon sentiment.

Je vous livre ici, un texte rédigé après l’invitation et participation lors de leur venue à Marseille le 17 novembre 2013 ; RENCONTRE PROFESSIONNELLE ET DÉBATS À MARSEILLE et également les échanges par mail qui ont suivi entre Micheline Lelièvre (co-présidente de SCA) et moi-même entre le 18 novembre 2013 et le 10 janvier 2014.

Preuve sinon constat que l’échange et la collaboration ne sont pas leur priorité en réalité : (cliquer sur la date)


Article rédigé (non publié à l’époque) le 18 novembre 2013 suite à la Rencontre Professionnelle et Débats à Marseille du 17 novembre 2013

Le Syndicat Chorégraphes Associés nous conviait à une rencontre professionnelle et débats à Marseille ce dimanche 17 novembre au studio de danse de Geneviève Sorin.

Je n’ai jamais caché mon opinion plutôt défavorable à la création de ce syndicat chorégraphique né en 2006, car d’une part, il ne « représente » sciemment pas tous les acteurs de la danse, mais uniquement quelques chorégraphes (10% à priori), mais pas les interprètes, les formateurs et tous les autres acteurs chorégraphiques (programmateur, chargé-e de production…). Et d’autre part il manque sévèrement de lignes de fond, de positions claires, de propositions concrètes et surtout d’actions.

Mais j’usse espéré qu’au devant de la situation difficile du pays, la crise économique, les réductions drastiques des budgets dédiés à l’art vivant et la culture, l’isolement et l’entre-soi galoppant de notre art…, Chorégraphes Associés auraient eu un sursaut d’analyses et d’actions utiles et nécessaires au milieu chorégraphique.

Eh bien NON, triste ou force est de constater que ce corpuscule de chorégraphes continuent clopin-clopant à naviguer dans un discours évanessant, adulescent, très auto-centré, n’abordant les sujets politiques qu’à la périphérie, faisant uniquement des constats maintes et maintes fois abordés, accordant une place centrale aux problématiques sempiternelles des histoires particulières et difficiles de chacun, une sorte d’échange du café du commerce où l’on refait le monde (chorégraphique) gentiment et péniblement sans ANALYSE GLOBALE, sans aucune PROPOSITION CONCRÈTE et surtout aucune ACTION MOBILISATRICE.

Ils se réjouissent simplement des histoires particulières et difficiles de chacun qu’ils écoutent au fil de leurs présences en région. Ils abordent des sujets sémantiques et analytiques d’une priorité toute relative (Le chorégraphe cet auteur mal reconnu… Les 3 métiers du chorégraphe : auteur, directeur d’artistes et souvent aussi interprète…). Ils se satisfont de co-signé quelques courriers avec d’autres structures (ACCN, A-CDC…). Leurs actions sont uniquement concentrées autour de leur propre représentativité (L’introduction de 20 minutes de Jean-Christophe Bleton en introduction de cette rencontre était éloquente). Tout cela sans prendre aucune position, direction, invention et surtout ils confondent maladroitement représentation et action.

De cette journée, je repars sans rien (ni élan, ni réponses, ni même tentatives de propositions, suites vers une idée…) ou presque, exception faite de rencontres nouvelles (avec Stéphane professeur en maternelle, Ibrahim chorégraphe, danseur et formateur en danse africaine) et de retrouvailles avec des personnes engagées (avec Geneviève Vincent historienne de la danse, Nicole Joulia première adjointe à la culture de la Ville d’Istres).

Le Syndicat Chorégraphes Associés nous a proposé une réunion de peuchères qui n’existent pas, qui ne pensent pas, qui n’agissent pas. Chaque fois qu’une réelle question a été soulevée, il n’y a eu aucun écho, voire une obstruction sur le thème : on a pas le temps, il faut passer au thème suivant.

Un syndicat est un outil et pas une fin en soi… A méditer

Philippe Madala le 18 novembre 2013

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Le 9 décembre 2013

UE2007_madala01Bonjour Micheline,

Je tenais tout de même à partager avec toi mon sentiment de déception quand à cette rencontre à Marseille avec SCA.

Loin de moi que les échanges et les quelques personnes présentes n’ont pas été intéressants, mais il s’agit ici de partager avec toi et te questionner sur le travail effectif, les analyses, propositions et surtout actions concrètes de votre syndicat.

De mon point de vue (partagé tout de même ce dimanche à Marseille avec certaines présences), ce n’était pas très « épais » votre contenu (votre CR en est une preuve www.choregraphesassocies.org/compte-rendu-de-marseille-17-novembre-2013/), ça ne s’attarde pas et survole les véritables problèmes nombreux de nos professions chorégraphiques, Il ne s’agit pas uniquement d’écouter les parcours différents, les problématiques et analyses de chacun, cela nous tous nous les connaissons et les vivons depuis longtemps… Il s’agit, peut-être, d’organiser une ou des paroles, analyses et propositions (communes à tous ou au moins à la majorité) et ainsi tenter des actions fédératrices, mobilisatrices et utiles à tous pour tous.

Les sujets sont pourtant très vastes, non ? : La baisse des budgets alloués, leur répartition, des règles claires sur les candidatures, nominations, fonctionnements des institutions et leurs structures et labels, la déontologie des lieux et leurs pratiques (une charte ?, des objectifs et règles à initier et faire adopter ?…) / La reconnaissance et place de la danse dans les conservatoires (au même niveau que la musique et pas sous tutelle), mais aussi sa place dans les propositions, négociations et critiques vis à vis du ministère et ses tutelles (de façon autonome, pas sous couvert d’autres syndicats, ou de l’ACCN ou l’A-CDC, scènes nationales ou conventionnées…) / L’exemplarité de la diversité chorégraphique et son incapacité à faire évoluer les modes structurelles : la cour de Louis le 14ème de notre ministère et sa délégation à la danse, la structure pyramidal majoritaire qui ne tend pas vers les co-directions, ou modes coopératifs, la « démocratisation » chorégraphique en question, son entre-soi et « hermétisme » suffisant… / Bref j’en passe et des meilleurs…

Voilà Micheline, ce que je voulais te dire, les sujets rassembleurs ou mobilisateurs ne manquent pas afin d’inciter de véritables mouvements d’une majorité d’individus dans une posture affirmée qu’une autre politique chorégraphique est possible. Et malheureusement, ce dimanche 17 nov., plus une visite approfondie sur votre site internet SCA, ne m’ont pas donné le sentiment que vous actionnez vers cela. Bien au contraire, l’entre-soi discret sans prise de position affichée semble être de primauté, et cela m’est difficilement supportable, je trouve trop dommage de perdre tant de temps à si peu de chose. C’est mon avis, Micheline, désolé d’être dans ma sincérité.

Mais comment ne pas se perdre en division non plus, nous le sommes déjà tant… Je t’avoue qu’au lendemain de notre rencontre chez Geneviève, j’étais tellement énervé que j’ai commis un article qui ne sera pas publié pour l’instant, parce que justement je ne souhaiterai pas ajouter à la division et au trop peu des représentations collectives des professionnels de la danse. Tu sais au combien je suis attaché à l’intérêt de la réflexion, analyse,… pour d’autres voies et voix à la politique artistique chorégraphique, mais aussi aux paroles et points de vue partagés, L’ART-trose en 95 avec Frédéric Werlé a été mon point de départ, je pense… AC PACA depuis 2007 et TAC [danses] en 2012. J’éprouve cela au sein d’AC depuis 2007 et sans cacher les difficultés rencontrées, la montagne de disponibilités nécessaires, mais aussi les disputes salvatrices et constructives pour accoucher d’ACtions communes.

Bref Micheline, je partage ce courrier avec toi car même si nous ne nous connaissons pas très bien, j’ai le sentiment que tu pourras entendre mon appel soit très critique, mais un appel tout de même à des constructions et actions nouvelles et nécessaires à chacun, un réveil vers la tentative de concret.

AC est en gestation d’initier en co-organisation un raout, rassemblement de professionnels (majoritairement chorégraphiques mais pas uniquement) entre fin janvier et début mai sur 1 journée ou 1 journée et demie selon les possibles, ici à Marseille. Un sorte de : 2013 et après ? L’état de la danse à Marseille, en PACA, en France et ailleurs… (voir – Une tentative de commun en attente de tes retours…) Nous avons commencé à prendre quelques contacts ici et ailleurs avec des personnes engagées et militantes au niveau de la profession, mais aussi au sein des institutions, des politiques. Cela afin de d’envisager une équipe de co-organisateurs de ce futur raout et de sentir la faisabilité d’une telle rencontre.

Pour l’instant AC lors de sa dernière réunion, n’a placé SCA que dans la liste des invités pas dans celle de possible co-organisateur. Cela car nous pensons que vous n’êtes pas assez initiateur, étayé ni mobilisateur. C’est tout de même dommage.

Que penses tu toi et tes proches engagés au sein de SCA et ailleurs d’une part d’une telle entreprise et de tout cela ?

Au plaisir sincère d’échanger avec toi.

Pour finir ce long courrier, Micheline

Je t’embrasse

Bien à toi

Philippe Madala

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Le 10 décembre 2013

Bonsoir Philippe

honorée de ta confiance !

Je pense qu’il y a différentes manières de prendre les choses et que tous les points de vue peuvent avoir un intérêt, c’est d’ailleurs pour cela que nous avons tenu à t’inviter à Marseille.

Je suis d’accord avec toi sur la dynamique de la journée qui aurait pu être plus soutenue et offensive…. mais vois-tu, nous essayons de faire ce que nous pouvons et parfois il est difficile d’anticiper les paroles des uns et des autres.

Par ailleurs, je pense qu’il y a une parole assez importante de la souffrance des chorégraphes dans le monde actuel et c’est ce que j’ai ressenti à cette occasion…. chacun le dit depuis l’endroit où il se trouve.

Il me semble que pour l’instant les Chorégraphes Associés cherchent à établir un fond commun de pensée, à partir duquel il serait possible d’affirmer une existence.

Pour ma part personnelle, je déteste rouspéter, (même si c’est parfois nécessaire j’en suis convaincue). Je trouve qu’il est plus productif de proposer, d’inventer, cela me semble plus subversif… répondre à la sottise, la manipulation, les magouilles politiques par des offensives suggestives me parait plus positif, productif (et pas plus facile pour autant). C’est pour cela qu’il est nécessaire d’élaborer une pensée commune et qui permette à chacun de se reconnaître.

Par ailleurs la question de l’auteur est capitale, car l’auteur est celui qui invente, qui gère des équipes et peut proposer une autre vision des choses. Un interprète a un autre métier, tout aussi important, mais pour ma part je n’ai guère d’expérience d’interprète et cela me parait une autre approche du monde. Donc plus on est pointu plus on peut répondre avec pertinence et efficacité…..

Bon, c’était mon point de vue.
Bravo pour ta journée offensive. Dis-moi si je dois servir de relais au sein de Chorégraphes Associés.

Bises

Micheline Lelièvre

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Le 12 décembre 2013

UE2007_madala01Bonjour Micheline,

Merci pour ta réponse, en effet il y a de nombreuses manières de prendre les choses, comme il y a de diversités dans la danse contemporaine, ce qui fait sa richesse et son intérêt.

Concernant l’intérêt que vous portez à la défense et reconnaissance de l’auteur chorégraphe est une nécessité que je sais être partagé par de nombreux chorégraphes. Et je dois admettre que n’ayant pas eu cette casquette en tant qu’artiste (je n’ai été qu’interprète, mais j’ai également partagé 15 ans de ma vie auprès d’un chorégraphe), ce sujet ne me préoccupe pas beaucoup, mais je reconnais aisément qu’il a une place importante dans le paysage des actions militantes à mener.

Par contre, excuse moi de m’interroger et d’insister vraiment sur la nécessité de l’entreprise que vous menez de façon centrale sur les récits particuliers, les paroles des uns et des autres, la souffrance des chorégraphes… Au sein d’AC PACA depuis 2007, lors des rencontres et séminaires ouverts, nous avons passé également un temps nécessaire aux différents récits d’expériences, aux difficultés des personnes et de nos métiers, à ce besoin d’échanges à partager,à la parole individuelle, mais pour au plus vite en extraire des points communs, et ainsi tenter d’être force de propositions et d’actions : le travail sur l’évaluation et l’expertise, la répartition budgétaire, la politique culturelle chorégraphique… Et donc agir concrètement à faire bouger certaines lignes de blocage, d’injustice et de transparence. De mon point de vue, c’est ici que réside le militantisme, être à l’écoute des diversités pour obtenir des avancées réelles et concrètes.

Tu m’écris : Chorégraphes Associés cherchent à établir un fond commun de pensée, à partir duquel il serait possible d’affirmer une existence. Mais où est ce fond commun ? (document avec vos pistes recoltées depuis 2006) d’une part et pour affirmer quelle existence d’autre part ? De l’extérieur, je ne vois pas concrètement sur vos communications ni ce fond, ni cette existence. Donc je m’interroge comme acteur chorégraphique engagé sur le concret de votre quête et ses avancées. Car ce fond commun que vous avancez, devrait dès aujourd’hui déjà nous éclairer sur les pistes et actions à mener collectivement et ainsi nourrir et compléter par vos travaux, les autres mouvements comme AC PACA par exemple ou l’ADADA. Cela peut-être afin d’être force de propositions plus représentatives.

C’est cette opacité, cette trouble lisibilité entre votre volonté affirmée et son existence invisible (et non partagée) qui me pose souci.

Personnellement, je préfère « disputer » que « rouspéter » – Disputer sur telle proposition.= Raisonner, argumenter pour ou contre sur un sujet donné -

Il y a donc arguments à avancer, raisons, donc échanges et ainsi constructions qui s’opèrent.

Tu écris également : Je trouve qu’il est plus productif de proposer, d’inventer, cela me semble plus subversif….. répondre à la sottise, la manipulation, les magouilles politiques par des offensives suggestives me parait plus positif, productif (et pas plus facile pour autant). C’est pour cela qu’il est nécessaire d’élaborer une pensée commune et qui permette à chacun de se reconnaître.

Tout à fait d’accord avec toi, alors merci de favoriser et rendre plus lisible et visible les propositions et inventions de SCA auprès des professionnels et vos offensives suggestives qui ne sont malheureusement pas compréhensibles de mon point de vue.

En réponse à : Dis-moi si je dois servir de relais au sein de Chorégraphes Associés.

Nous préparons au sein d’AC PACA, comme je te l’ai écris sur mon dernier mail, une étude de faisabilité d’un raout, rencontre professionnelle nationale en PACA que nous souhaitons co-organiser avec d’autres structures, collectifs, regroupements et individus engagés et ressources entre mars et mai 2014. Nous avons décidé hier en réunion interne d’interroger individuellement par mail, chacun à partir de nos réseaux personnels (par un mail personnel et pas d’AC PACA), afin de prendre le pouls et le désir d’une telle rencontre auprès des différentes composantes des acteurs chorégraphiques. Je t’enverrai mon courrier dans quelques jours personnellement.

Par contre penses tu que SCA, malgré nos divergences du faire, serait favorable à co-organiser ou participer à une telle entreprise ? Et si oui quel serait pour toi, les thématiques, les apports… sur lesquelles vous souhaiteriez intervenir, nourrir et apporter vos compétences ?

Ravi de ces échanges avec toi que je trouve personnellement sains et constructifs, sans faux semblants.

A bien vite de te lire
Bien à toi
Je t’embrasse
Philippe Madala

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Le 16 décembre 2013

Merci Philippe de ton message.

Je n’ai pas trop le temps de répondre, c’est un peu la course de fin d’année !
J’attends que tu m’envoies la proposition dont tu parles.

Je n’ai pas encore parlé à mes collègues, nous sommes en train de finaliser notre débat du BIS de Nantes auteur de « créateur aujourd’hui, quels enjeux, quels moyens, quelle visibilité », avec Patrice Rabine et Laurent Van Kote pour l’instant.
Tu mes diras à quel moment je peux transmettre une proposition à notre CA, si tu le souhaites….

A bientôt
Bises

Micheline Lelièvre

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Le 3 janvier 2014

UE2007_madala01Bonjour Micheline,

Je regrette ce manque de temps d’échanges concrets, au moment de ces questions et attentes justifiées, en quête de réponses factuelles.
Tu me réponds par le thème du débat « créateur aujourd’hui, quels enjeux, quels moyens, quelle visibilité« , échappatoire vers d’autres rencontres (au BIS de Nantes). Je t’avoue. J’en reste un peu quoi ! comme d’autres au sein des AC sans réponses à nos interrogations sur l’existence de votre contenu, votre fond (documentaire) du commun annoncé…

Sans trace, sans circulation, sans échange du concret, il ne peut y avoir ni fond ni existence. Mes doutes sont donc bien confortés, je le regrette. Mais ce n’est pas faute d’avoir tenté d’établir une complémentarité possible… à de nombreuses reprises depuis 2007 d’ailleurs avec votre syndicat.

Nous n’arriverons à rien, enfin à pas grand chose et nous perdons (c’est mon point de vue) du temps, sans tenter une mobilisation plus unitaire et large et des liens privilégiés les uns avec les autres. Mais pour cela, il faut pouvoir se nourrir les uns et les autres, donnant, donnant, recevant, recevant, les vases communicants… C’est cela la base de l’économie sociale et solidaire, le fond d’une coopération, la complémentarité, et l’efficacité d’un chemin militant.

Chacun sur son chemin, mais en ouverture totale sur le paysage… Je ne vois rien venir ni de ni vers vous…

Mais quels sont vos rêvalisables ?

Pour terminer et en réponse à : Tu mes diras à quel moment je peux transmettre une proposition à notre CA, si tu le souhaites…
Je te rappelle que : Nous préparons au sein d’AC PACA, une étude de faisabilité d’un raout, rencontre professionnelle nationale en PACA que nous souhaitons co-organiser avec d’autres structures, collectifs, regroupements et individus engagés et ressources entre mars et mai 2014.
Mais pour ce faire, nous avons décidé en interne d’interroger individuellement par mail, chacun à partir de nos réseaux personnels (par un mail personnel et pas d’AC PACA), afin de prendre le pouls et le désir d’une telle rencontre auprès des différentes composantes des acteurs chorégraphiques.

Donc pas de demande officielle d’AC PACA au CA de SCA à propos de ce désir de rencontre co-organisée.

Les retours effectifs aux différents courriers des membres actifs d’AC seront la base du démarrage co-organisé pour la préparation officielle de cette rencontre.

Tu as reçu la mienne, que j’ai également envoyé à d’autres adhérents (je pense) de votre syndicat. Il est possible que tu reçoives une autre lettre d’un autre AC.

Bonne année 2014 à toi et tous tes projets
Bien à toi
Philippe Madala

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Entre le 4 et le 10 janvier 2014

Envoi d’un mailing aux membres du CA du Syndicat Chorégraphes associés

Bonjour,

Bonne année à toi, voilà un courrier que je souhaitais partager avec toi :
Une tentative de commun en attente de tes retours…
A lire sur la page www.ladanse.eu/?p=2271

Bonne année à toi, Philippe Madala

A ce jour, proposition restée sans réponse, ni signe du conseil d’administration du Syndicat Chorégraphes associés… Mais pourquoi ne veulent-ils pas contribuer à la mayonnaise ?

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